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Narnia, t.1 : Le neveu du magicien - C.S. Lewis
Par Sunflo dans Littérature Jeunesse le 31 Mai 2011 à 06:01Bonjour!
Sur le forum Livraddict, Harmony Petite Sorcière a lancé l’idée d’une lecture commune de Narnia, l’objectif étant de lire un tome par mois de mai à novembre. Ayant l’intégral dans ma PàL, je me suis lancé dans ce défi. Je vous présente donc mon avis sur le premier tome.

Le monde de Narnia, tome 1:
Le Neveu du magicien
Par Clives Staples LewisTitre original: The Chronicles of Narnia : The Magician's Nephew
Éditions Folio junior, 2008203 pages, 17$ (6 euros)
4e de couverture:
«Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante. Jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures…»
Mon avis:
Je précise avant d’aller plus loin qu’il s’agit de ma première lecture de cette œuvre et que je n’ai guère vu les différents films.
Donc, ce premier volet se présente comme un prologue à la série. Les personnages principaux, Digory et Polly, n’étant pas les protagonistes des prochaines histoires. Ici, on assiste à la création du monde de Narnia qui sera le lieu principal des prochains volets.
Cette histoire ne m’a pas nécessairement captivée. À aucun moment, je me suis dis que je ne pouvais pas lâcher mon livre et que je voulais poursuivre ma lecture. Pourtant, la présentation des chapitres, sans ellipse, appelle à ça. Comme il s’agit davantage d’un prélude, j’espère que les prochains volumes m’intéresseront d’avantage.
Le style me semble assez simple, presque épuré, si je peux me permettre. Rien de complexe. En fait, tout est expliqué. La logique de chaque décision, de chaque action, réaction ou événement est explicité clairement. Comme ça, on ne se pose pas de questions et le narrateur donne ainsi l’impression que les illogismes n’en sont pas réellement. Mais, ça devient un peu exagéré parfois. Je sais qu’on s’adresse, ici, à des enfants, mais c’est trop expliqué, même pour le public visé. Il y a des éléments sassez évidents qui sont justifiés par le narrateur. Les enfants sont capables d’inférer, et l’auteur semble l’avoir oublié.
Mais, quand on s’habitue à ce type d’explications, le reste passe assez bien. Le style est fluide : le narrateur ne se perd pas en description inutiles, mais tout est bien décrit et suffisamment complet pour que le lecteur puisse facilement visualiser les scènes et décors. Seulement l’essentiel est présenté. D’ailleurs, l’histoire se déroule que sur quelques jours, ce qui évite de se perdre dans des évènements inutiles, ceux présentés étant nécessaires au cheminement des enfants. La courte durée du récit et la façon de présenter celui-ci aide le lecteur à bien se situer dans le temps. Chaque chapitre débute au moment où le précédent se termine, ce qui évite les ellipses. De plus, lors des rares retours en arrière présentés, le narrateur explique clairement qu’il nous entraine quelques temps auparavant, ce qui permet de toujours bien être situé par rapport aux différents événements.
En ce qui concerne les personnages, ils ne sont pas bien définis : à aucun moment, selon ma mémoire, on ne mentionne leur âge. Les comportements et les dialogues de chacun augmentent cette impression de suivre les aventures d’enfants sans âge, car ça ne cadre pas toujours bien ensemble. Cela peut permettre, à certains jeunes lecteurs, de s’identifier plus facilement aux personnages, mais de mon côté j’aurais préféré pouvoir me faire une idée plus précise à ce sujet.
Ah, oui, j’ai presque oublié ! Plusieurs personnes me mentionnaient le côté moralisateur, principalement lié au style employé. En fait, je comprends pourquoi cette lecture peut donner cette impression. Par contre, il faut retenir que le roman a été écrit dans les années 50 et que l’histoire se déroule bien avant cette période. Le style me semble fidèle à ce qu’on pouvait surement lire à l’époque. En prenant compte de cela, ce côté « moralisateur » n’a pas fait ombrage à ma lecture.
Je vous donne rendez-vous le 30 juin, pour mon avis sur le second volet. D'ici là, vous pouvez consulter les avis des autres participants à cette lecture commune:
Harmony
Mandy88
Naminé
bebere
TheChouille
Frankie
Kactusss
Murielle
Simi
Felina
Ptitelfe
Comicboy
Sylveig
Luthien
Mara
Iluze
Petit_speculoos
À bientôt,
Sunflo
Tags : lewis, narnia, fantastique, jeunesse, lc
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Commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec tout, trop d'explications ne font qu'alourdir le récit, surtout qu'à certains moments, on en a pas vraiment besoin

En espérant que ce premier tome soit plus une introduction et que le suivant soit un peu plus rythmé.
Je reste assez sceptique pour le "moralisateur"... Tolkien était un grand ami du Monsieur et pourtant, je l'adore lui ! :p
En tout cas, je te souhaite une bonne lecture pour la suite. Si tu as aimé le premier tome, les autres devraient te plaire encore davantage. ;)
Je suis bien d'accord avec ton avis que ce soit sur l'histoire ou sur le style. Et c'est vrai que ça se lit bien mais ce n'est pas un "page turner".
je ne savais pas que le livre avait été écrit il y a si longtemps =) J'espère juste que les prochains chapitres seront un peu plus mouvementés =)
En effet, ce livre datant d'une soixante d'années, le côté moralisateur peut être expliqué. Pour ma part, il m'a tout de même parfois dérangé. Sinon, en effet, le style est simple et le livre se lit facilement. Comme toi, je n'ai pas accroché plus que ça et je m'arrêtai quand je le souhaitais.
La création de Narnia est intéressant mais rien de bien palpitant. J'espère que le tome 2 me plaira plus. :)
Bonjour à vous!
Je n'ai pas eu le temps de lire sur tous. Je poursuivrai ma tournée demain.Lilly : Il est vrai qu'il est difficile de se faire un avis sur un seul tome. Surtout que celui-ci semble quand même différent des suivants. J'ai hâte de voir aussi!
Simi: J'espère également et on ne tardera pas à le découvrir!
Niëmor : En fait, Tolkien et Lewis ne s'adresse clairement pas au même public. Narnia, c'est plus enfantin alors que le SDA, par exemple, s'adresse plutôt à des adolescents et adultes.
Frankie : À 800 pages, je préfère les "page turner!"
Thechouille : Édité pour la première fois en 1955, plus préciséement. C'est un des derniers à avoir été publiés.
Luthien : J'espère aussi... on s'en reparlera dans un mois.
Bon mercredi à vous!
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Je suis tout a fait d'accord avec toi sur le ressenti de cette histoire. Je pense que c'est le côté "jeunesse" et 1950 qui fait ça. C'est vrai que c'est assez moralisateur comme histoire. J'attends la suite pour me faire une idée.